ADM
Actualités

5 août 2026 · fr

Au large de Toulon, l'épave de la Lune livre de nouveaux secrets

Une campagne inédite réunit archéologues du DRASSM et plongeurs de la Marine nationale sur ce vaisseau royal englouti en 1664.

Au large de Toulon, l'épave de la Lune, l'un des plus prestigieux navires de la flotte royale de Louis XIV, fait l'objet d'une nouvelle campagne de fouilles archéologiques. Le bâtiment avait sombré en 1664, entraînant dans les profondeurs plus de 900 personnes qui se trouvaient à son bord, dans l'un des naufrages les plus meurtriers de l'histoire maritime française du XVIIe siècle.

Cette opération marque une première : les archéologues du DRASSM, le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines, service de l'État chargé du patrimoine englouti, travaillent désormais main dans la main avec des plongeurs de la Marine nationale. Les deux équipes mettent en commun leurs moyens humains et leurs équipements robotiques pour explorer ce site classé, situé à environ 90 mètres de profondeur, une zone qui exige des techniques d'intervention particulièrement pointues.

La Lune appartenait à la flotte de guerre constituée par Louis XIV au début de son règne personnel, à une époque où le jeune souverain, avec l'appui de Colbert, cherchait à doter la France d'une puissance navale capable de rivaliser avec les grandes marines européennes. Le naufrage du navire, avec son bilan humain considérable, en fait un site funéraire autant qu'archéologique, ce qui impose aux équipes une approche à la fois scientifique et mémorielle.

Les fouilles menées à 90 mètres sous la surface permettent d'étudier la structure du navire ainsi que les objets qu'il transportait, offrant un témoignage rare sur la construction navale et la vie à bord des grands vaisseaux du Roi-Soleil. La collaboration entre archéologues civils et personnels militaires, inédite sur ce site, pourrait ouvrir la voie à de nouvelles synergies pour l'exploration d'autres épaves françaises englouties en Méditerranée.


Brève rédigée par la rédaction ADM à partir de Connaissance des Arts. Lire l'article original pour le détail.

Source Connaissance des Arts