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8 août 2026 · eu

« El amor que permanece » : Hlynur Pálmason filme les braises de l'amour finissant

Le cinéaste islandais, également artiste visuel, signe un film tendre et drôle sur une famille qui se défait sans jamais vraiment se quitter.

Hlynur Pálmason s'est imposé ces dernières années comme l'une des voix les plus singulières du cinéma nordique, un statut qu'il doit autant à sa formation d'artiste visuel qu'à son sens du récit. Après « Winter Brothers », « A White, White Day » et « Godland », films remarqués dans les festivals européens pour leur rapport sensible au temps et au paysage islandais, il revient avec « El amor que permanece » (titre original anglais : « The Love That Remains »), qui explore un territoire plus intime : celui d'une séparation conjugale vécue au sein d'une jeune famille.

Le film suit des parents qui se séparent, mais sans que l'amour qui les a unis disparaisse pour autant. Selon la description qu'en donne la critique espagnole Hoy es Arte, Pálmason parvient à filmer cette zone grise avec « tendresse et humour », refusant le drame frontal au profit d'une observation patiente des gestes du quotidien qui persistent après la rupture. Le titre lui-même, qui joue sur l'idée que les cendres de l'amour ne s'éteignent presque jamais complètement, résume l'ambition du cinéaste : montrer ce qui demeure plutôt que ce qui se brise.

Cette approche s'inscrit dans la continuité du travail de Pálmason, qui a toujours cultivé une frontière poreuse entre cinéma et arts plastiques. Formé également aux beaux-arts avant de se tourner vers l'image en mouvement, il conçoit souvent ses films comme des dispositifs visuels autant que narratifs, où la texture du paysage et la matière du temps comptent autant que l'intrigue. Cette double appartenance explique en partie l'attention de la critique à son égard, au-delà du seul cercle cinéphile.

Avec « El amor que permanece », le réalisateur confirme une trajectoire cohérente : celle d'un cinéaste qui traite les grandes ruptures intimes — la mort, la séparation, l'exil — avec une économie de moyens et une attention presque picturale aux détails. Le film, encore en phase de sortie dans plusieurs pays européens, devrait poursuivre son parcours dans les salles et festivals au cours des prochains mois, confirmant la place de Pálmason parmi les auteurs les plus attendus du cinéma d'auteur contemporain.


Brève rédigée par la rédaction ADM à partir de hoyesarte. Lire l'article original pour le détail.

Source hoyesarte