20 août 2026 · global
Monstera et hibiscus : le Barbican offre des boutures avant la fermeture de son conservatoire pour rénovation
Cinq cents visiteurs se sont pressés pour adopter des plantes du conservatoire du Barbican, qui ferme ses portes pour trois ans de travaux et rouvrira en 2030.
Avant de fermer pour une vaste rénovation, le conservatoire du Barbican, à Londres, a organisé une distribution de boutures et de plantes à son public. Mercredi, environ cinq cents personnes ont répondu à l'appel pour offrir un nouveau foyer aux végétaux de cette serre emblématique, installée au troisième et au quatrième étages du centre d'art londonien. Ce jardin suspendu, souvent décrit comme le « poumon vert de la ville », doit être entièrement réaménagé, et sa réouverture est prévue en 2030.
Les plantes, parmi lesquelles des monsteras aux feuilles cireuses et des hibiscus aux fleurs roses éclatantes, étaient jusqu'ici menacées par des chutes de verre : un filet géant avait été installé pour protéger les visiteurs des panneaux de la verrière, fragilisés par le temps. Le bâtiment, qui abrite l'une des plus importantes collections de plantes tropicales d'Europe, nécessite une intervention structurelle en profondeur.
Ce geste de générosité a transformé une fermeture technique en événement convivial et participatif. Les nouveaux propriétaires des plantes ont pu adopter des spécimens parfois rares, issus de la collection du conservatoire, qui ne sera pas conservée en l'état pendant les travaux. Le Barbican, inauguré en 1982, est réputé pour son architecture brutaliste et sa programmation culturelle pluridisciplinaire ; son conservatoire est l'un des espaces les plus prisés du public.
Au-delà de l'aspect symbolique, cette initiative illustre la volonté des institutions culturelles de maintenir un lien avec leur public pendant les longues périodes de fermeture. Le projet de rénovation vise à renforcer la sécurité et à améliorer l'expérience des visiteurs, tout en préservant l'un des joyaux botaniques de la capitale. Les amoureux des plantes devront toutefois patienter jusqu'au début de la prochaine décennie pour redécouvrir ce lieu unique.
Brève rédigée par la rédaction ADM à partir de The Guardian — Art. Lire l'article original pour le détail.
Source — The Guardian — Art ↗