5 août 2026 · global
Iris van Herpen invite le public à plisser une œuvre collective au Brooklyn Museum
La créatrice néerlandaise, connue pour ses robes sculpturales à la croisée de l'artisanat et de la technologie, fait participer les visiteurs à la confection d'un vêtement commun.
Iris van Herpen s'est imposée depuis les années 2010 comme l'une des figures les plus singulières de la mode contemporaine, mêlant techniques ancestrales de plissage, impression 3D et matériaux organiques pour concevoir des pièces souvent qualifiées de sculptures portables. Ses créations, présentées lors des défilés de haute couture parisiens, ont également trouvé leur place dans des institutions muséales à travers le monde, brouillant la frontière entre vêtement et objet d'art.
Au Brooklyn Museum, la designer propose désormais une expérience participative : plutôt que de présenter une pièce achevée, elle invite les visiteurs à prendre part au plissage d'un vêtement collectif, dont la confection s'étale dans le temps grâce aux gestes successifs du public. Cette démarche déplace le geste créatif habituellement réservé à l'atelier vers l'espace muséal, transformant la fabrication elle-même en performance visible.
Ce type d'initiative s'inscrit dans une tendance plus large des institutions culturelles à multiplier les formats immersifs et collaboratifs, où le processus de création devient aussi important que l'objet fini. Pour van Herpen, dont le travail explore depuis longtemps les liens entre corps, matière et mouvement, l'implication directe du public constitue une extension logique de sa recherche sur le vêtement comme organisme vivant plutôt que comme simple parure.
Le projet s'ajoute à une actualité chargée pour les institutions culturelles américaines, entre les tensions autour de la gouvernance du Smithsonian sous l'administration Trump et l'annonce par l'université Rice de rendre la scolarité gratuite pour une large part de ses étudiants — deux dossiers suivis de près par le monde muséal et universitaire outre-Atlantique.
Brève rédigée par la rédaction ADM à partir de Hyperallergic. Lire l'article original pour le détail.
Source — Hyperallergic ↗