31 août 2026 · global
Mexique à la Biennale de Venise : le corps comme réceptacle de l'ancestralité dans l'œuvre de RojoNegro
Le Pavillon du Mexique à la 61e Biennale de Venise présente « Actes invisibles pour soutenir l'univers », une installation immersive du collectif RojoNegro qui interroge la mémoire ancestrale.
Le Pavillon du Mexique à la 61e Biennale d'art de Venise accueille le projet « Actos invisibles para sostener el universo » (Actes invisibles pour soutenir l'univers), conçu par le collectif RojoNegro, composé de María Sosa et Noé Martínez. Cette installation, qui mêle sculpture, performance et son, propose une réflexion sur les liens entre le corps, la mémoire et les rituels ancestraux, dans une perspective résolument tournée vers les épistémologies décoloniales.
Sous le commissariat de Jessica Berlanga Taylor, l'œuvre se présente comme une offrande adressée aux défunts, qu'ils soient personnels ou sociaux. Le corps y apparaît comme un contenant de l'ancestralité, un vecteur de transmission de savoirs et de pratiques hérités des cultures autochtones du Mexique. L'installation immersive invite le visiteur à une expérience sensorielle où le son et la performance dialoguent avec la matière.
RojoNegro, formé par María Sosa et Noé Martínez, est connu pour ses recherches sur les technologies rituelles et la manière dont celles-ci peuvent être réactivées dans un contexte contemporain. Leur travail s'inscrit dans une mouvance artistique latino-américaine qui revisite les héritages coloniaux et propose des alternatives aux récits dominants.
Le projet mexicain s'inscrit dans une édition de la Biennale marquée par une forte présence de voix du Sud global. En choisissant de placer la spiritualité et la mémoire au centre de sa proposition, le Pavillon du Mexique offre une contrepoint aux discours souvent centrés sur l'innovation technologique et le marché de l'art.
Cette participation confirme la vitalité de la scène artistique mexicaine sur la scène internationale. L'exposition reste visible jusqu'à la clôture de la Biennale, dans les Giardini ou l'Arsenale, selon l'emplacement attribué au pavillon.
Brève rédigée par la rédaction ADM à partir de Artishock. Lire l'article original pour le détail.
Source — Artishock ↗