7 août 2026 · eu
À Beyrouth, une exposition tisse un dialogue artistique entre Italie et Liban
L'artiste italien Enzo Cucchi et le Libanais Gilbert Halaby exposent ensemble à Beyrouth dans un pays marqué par la guerre, autour du symbole du pin.
Une exposition réunissant les œuvres d'Enzo Cucchi, figure majeure de la Transavanguardia italienne des années 1980, et de l'artiste libanais Gilbert Halaby, ouvre à Beyrouth sous le titre "Echoes of Existence". Le projet propose un dialogue transméditerranéen entre deux scènes artistiques que peu d'expositions rapprochent directement, à un moment où le Liban reste profondément marqué par les conflits qui traversent la région.
Selon les informations relayées par le site italien Exibart, la mostra prend pour point de départ le pin, arbre emblématique aussi bien du paysage libanais que de certaines régions méditerranéennes italiennes, transformé en fil conducteur symbolique entre les deux artistes. L'exposition se tient à Beyrouth, sans que la date précise de vernissage ni le lieu exact n'aient été communiqués dans les éléments disponibles.
Enzo Cucchi, né en 1949 dans les Marches, s'est imposé dès la fin des années 1970 comme l'un des chefs de file de la Transavanguardia, mouvement pictural italien porté également par Sandro Chia, Francesco Clemente et Mimmo Paladino, qui prônait un retour à la peinture figurative et expressive après des décennies d'art conceptuel. Gilbert Halaby, artiste libanais, inscrit pour sa part son travail dans le contexte plus contemporain de la création beyrouthine, marquée depuis des décennies par l'instabilité politique et les destructions successives que la ville a connues.
En choisissant le pin comme motif commun, les deux artistes semblent vouloir dépasser les particularismes nationaux pour évoquer une mémoire partagée de la Méditerranée, entre résilience du paysage et fragilité des sociétés qui l'habitent. Le rapprochement entre une figure historique de l'art italien et un artiste contemporain libanais illustre aussi la volonté, affichée par les organisateurs, de maintenir des ponts culturels entre les deux pays malgré le climat de tension régionale.
Aucune indication n'a été donnée sur la durée de l'exposition ni sur d'éventuelles étapes futures du projet en Italie, mais l'initiative s'inscrit dans une série d'échanges artistiques italo-libanais qui, ces dernières années, ont cherché à faire de l'art un espace de dialogue là où la diplomatie peine parfois à s'exprimer.
Brève rédigée par la rédaction ADM à partir de Exibart. Lire l'article original pour le détail.
Source — Exibart ↗