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Musée de la musique - Collection permanente

Philharmonie de Paris

Musée de la musique - Collection permanente
Paris Open Data (ODbL) · © Julie Toupance

Pour accompagner en 2025 le 30e anniversaire de la Cité de la musique et le 10e anniversaire de la Philharmonie, le Musée dévoile la nouvelle présentation de sa collection. Plus inclusive, la muséographie favorise la reconnexion des patrimoines musicaux à travers le monde, tout en soulignant leurs évolutions historiques et leurs dynamiques contemporaines. Musée national riche d’une collection de près de 9 000 instruments et œuvres d’art, le Musée de la musique s’inscrit pleinement dans le quotidien de la Philharmonie, dont il nourrit l’ambition patrimoniale. Le Musée conserve en effet l’un des ensembles d’instruments les plus importants au monde, tant du point de vue de la rareté que de la diversité des objets. Le nouveau parcours du Musée déploie une vaste histoire de la musique dans le monde, de la fin du XVIe siècle à nos jours. La collection illustre la « modernité » musicale explorée en Europe, depuis la Renaissance jusqu’aux expériences contemporaines et électroniques. Elle souligne en regard la richesse et la vitalité des cultures musicales d’Asie, d’Afrique, d’Océanie et des Amériques. Avec cette nouvelle muséographie plus inclusive, le parcours favorise la reconnexion des patrimoines musicaux à travers le monde, tout en illustrant leurs évolutions historiques et leurs dynamiques contemporaines. La scénographie inclut des dispositifs multimédias. Un musicien, présent chaque jour dans le Musée, donne vie à ce parcours. Il joue, parle de son instrument et échange avec le public. Lors des concerts-promenades ou des contes en musique organisés le dimanche après-midi, tous les espaces bruissent de paroles et de sons. À tout moment, la visite du Musée, ouverte à tous, petits et grands, est une vraie expérience musicale ! PolyphonieLe parcours débute par un vaste cabinet de curiosités, célébrant la diversité de la collection du Musée. Des instruments de musique d’époques multiples et de toutes origines côtoient des tableaux, sculptures, ou des outils de luthier. Ces objets sont remarquables par le savoir-faire de leurs auteurs, leurs formes ou décors insolites, leur appartenance à des personnalités du monde musical ou leur importance historique. Musique et pouvoirAu XVIIe siècle, de Mantoue à Versailles, tout comme en Inde du Nord ou dans l’Empire ottoman, se développe une musique de cour raffinée au service des souverains. La maquette de la salle du palais de Mantoue évoque la représentation en 1607 de L’Orfeo de Claudio Monteverdi, considéré comme le premier opéra de l’histoire. Une collection unique d’instruments témoigne des pratiques musicales de l’époque : claviers, luths, cornets à bouquin, cistres… Au château de Versailles, Louis XIV favorise l’épanouissement de la musique baroque. Parallèlement, les mondes de l’art, et notamment celui de la facture instrumentale, bénéficient de l’essor des routes commerciales qui relient les continents. Motifs et matériaux circulent aussi bien que les objets : ivoire, ébène, nacre ou écailles se retrouvent sur les violes et les guitares européennes comme sur les prestigieux instruments des cours mogholes. L’imaginaire des LumièresAu XVIIIe siècle, en France, la musique quitte peu à peu la cour. Les salons des aristocrates et bourgeois cultivés favorisent l’essor de la musique instrumentale. On y joue du clavecin, de la harpe… L’époque est également marquée par une vision idéalisée de la nature, qui fait naître au sein des sociétés cultivées la vogue des musiques pastorales. Les décors d’« africanerie », de « chinoiseries » et le style musical « alla turca » émergent dans un contexte d’explorations, d’échanges commerciaux mais aussi d’esclavage. L’évolution du goût musical vers une plus grande expressivité favorise l’apparition d’un nouvel instrument, le piano-forte. Les concerts publics se développent, dont ceux du Concert Spirituel, et accueillent des musiciens étrangers renommés comme Joseph Haydn et Wolfgang Amadeus Mozart. L’Empire de la musiqueLe violon, qui occupe une place centrale dans le répertoire et l’orchestre classique européen, a voyagé et essaimé sur tous les continents. Une double vitrine met à l’honneur son histoire transculturelle, et célèbre les violons d’Antonio Stradivari conservés au Musée. Le jeu du soliste et l’essor de l’orchestre symphonique constituent les deux pôles de la musique instrumentale dans l’Europe du XIXe siècle. Motivés par les besoins croissants en termes de timbres et de puissance des orchestres, notamment ceux d’Hector Berlioz et de Richard Wagner, de nouveaux instruments voient le jour : l’octobasse, le saxophone, le tuba wagnérien… Les compositeurs et pianistes virtuoses Franz Liszt et Frédéric Chopin, liés aux facteurs de pianos Érard et Pleyel, incarnent la figure du musicien romantique. L’orientalisme, fait son apparition, notamment à l’opéra, où les sonorités d’inspiration orientales sont soulignées par décors et costumes spectaculaires. Explorer l'inouïL’œuvre Ionisation (1931) d’Edgard Varèse illustre combien la percussion ouvre un champ sonore inédit au XXe siècle, tandis que s’inventent de nouveaux langages musicaux. L’apparition de l’électricité révolutionne également la musique avec l’invention de nouveaux instruments, notamment par Léon Theremin, Maurice Martenot ou Laurens Hammond. Le bouleversement technologique des outils analogiques puis numériques est représenté au Musée par la console 116 C du Groupe de Recherche Musicale, la machine Upic de Iannis Xenakis ou l’ordinateur 4X développé par l’Ircam. Les musiques populaires ont pleinement profité de ces révolutions techniques. Simultanément, l’essor de l’enregistrement et de la mondialisation favorise l’accès aux musiques d’autres régions du globe, du folklore russe au gamelan javanais. Une galerie consacrée à la guitare électrique présente des modèles mythiques de guitares et basses de Fender, Gibson ou Rickenbecker. Des musiques et des mondesPoint d’orgue du réaménagement du Musée, le dernier espace renouvelle l’expositio

Source: Paris Open Data